Cet article étudie la réception de Bossuet écrivain au XVIIIe siècle, en s’appuyant d’une part sur des auteurs emblématiques des Lumières, d’autre part sur un corpus didactique, et enfin sur les écrits de Maury. Il met en évidence les ambivalences dans les appréciations portées sur Bossuet écrivain : si on lui reconnaît une éloquence caractérisée par la grandeur, la force, l’énergie et le sublime, on lui reproche un mélange des registres, des familiarités, voire un manque d’art.
This article deals with Bossuet’s reception as a writer in the 18th century. It takes into account key thinkers of the Enlightenment, as well as various didactical textbooks and finally the writings of Maury. This article highlights the ambivalences in the judgements made about Bossuet as a writer: if all agree that his eloquence is characterised by greatness, force, energy and sublime, he is also reproached for his colloquialisms, a regrettable mix of styles, and even a lack of art.