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Agnès LACHAUME, Le Langage du désir chez Bossuet
Chercher quelque ombre d’infinité

Paris, Honoré Champion, 2017, 723 p.

Bossuet, chantre du désir ? Ce rapprochement surprend, tant on associe le pourfendeur des quiétistes à la pastorale de la peur ; il révèle en fait le cœur d’une spiritualité qui invite moins à élaguer qu’à exalter cet élan. Peut-on employer le même langage selon qu’on est porté vers Dieu ou vers des choses sensibles ? Aussi nouvelle qu’approfondie, cette étude montre que l’évêque de Meaux privilégie le mot commun de désir car les termes théologiques se laïcisent. Il s’approprie un héritage complexe avec des accents susceptibles de toucher ses contemporains, comme la défense de l’intérêt propre dans la quête du salut. Naturel et surnaturel, le désir des biens célestes dépasse infiniment les biens sensibles qui en sont la pâle mais unique préfiguration. Cette imparfaite analogie se traduit en un langage puissamment imagé dont le présent ouvrage fournit un utile index tout en commentant l’importance des images de la nature et de l’amour nuptial. Sont en outre évoqués les lecteurs célèbres frappés par une parole délectable et impétueuse conçue pour inoculer le désir et le lyrique langage de la prière. Car l’expression du désir de Dieu ne peut ici-bas se passer du tâtonnement des mots.

Compte-rendu : Nicolas GARROTÉ
Revue Bossuet, no 9, 2018, p. 170-172.

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